Je m’abonne au bulletin gratuit!


Voir d'autres études de cas

Client: Système de doctrine et d'instruction de la Force terrestre (Armée canadienne)

Étude de cas: Rationalisation des programmes de formation

Description du client

Le Système de doctrine et d’instruction de la Force terrestre a la responsabilité d’assurer la formation et l’éducation professionnelles de tout le personnel de l’Armée de terre. Cette organisation doit enseigner les habiletés qui sont requises pour survivre sur le champ de bataille. La formation comprend notamment : la habiletés de base, le leadership et l’art du commandement, la mise en œuvre de systèmes d’arme complexes, le droit des conflits armés, la tactique et la stratégie. Bon an, mal an, des milliers de militaires de tous grades reçoivent leur formation dans les écoles et les unités de l’Armée de terre. En 2003-04, la production se chiffra à plus de 300 000 jours étudiants et plus de 60 000 jours instructeurs.

Problématique

Les avancées techniques et la nécessité de combattre dans des environnements complexes (Bosnie, Somalie, Afghanistan) font maintenant en sorte que les cours militaires sont de plus en plus exigeants, à la fois en termes de temps, mais aussi en termes du nombre total d’étudiants et des besoins en soutien. La diversité et le nombre total des cours, ainsi que le nombre de stagiaires, ont augmenté de façon marquée depuis le début des années 2000. Par ailleurs, cette tendance à la croissance s’est manifestée au moment même où le besoin de déployer des troupes à l’étranger se faisait de plus en plus sentir. L’encadrement des cours étant assuré principalement par les sous-officiers, ces derniers se trouvaient de plus en plus sollicités. Il fallait donc rationaliser les programmes d’instruction, sans quoi l’Armée de terre ne pourrait pas rencontrer à la fois les besoins de renouvellement et de perfectionnement de son personnel et les besoins opérationnels. L’état-major terrestre a donc mis sur pied une étude pour trouver des moyens de réduire la durée des cours ainsi que les ressources humaines qui y étaient consacrées.

Solution

Richard Martin a reçu la charge de mener l’étude pour le compte du Directeur de l’instruction de l’Armée de terre (DIAT). Il dirigea une équipe d’officiers et de sous-officiers d’expérience afin de faire l’analyse détaillée de la formation au sein de l’Armée de terre et de faire des recommandations de réduction de durée et de ressources humaines.

Le défi principal était de trouver une façon de réduire tout en protégeant les cours les plus importants. Il fallait donc procéder à des réductions sélectives plutôt que des réductions généralisées sans égard pour l’importance des cours. Richard Martin créa une façon de mesurer et de comparer l’impact relatif de tous les cours conduits au sein de la Force terrestre. Grâce à cette méthode, l’équipe d’analyse a pu procéder à des comparaisons raisonnées tout en respectant l’importance de certains cours clés pour assurer une relève de sous-officiers et d’officiers.

Sous la direction de Richard Martin, le comité d’étude recommanda de réduire un nombre très limité de cours, notamment ceux qui sont donnés aux plus bas échelons. Ainsi, l’impact était plus facile à gérer et maintenait la qualité d’instruction sur les cours de commandement et de leadership pour les militaires plus gradés. Avec ces réductions, l’Armée de terre a pu réaliser des économies de l’ordre de 1 million $ par année, ainsi qu’une réduction des besoins en ressources humaines de l’ordre de 25 % tout en maintenant la qualité de l’instruction prodiguée.

Voir d'autres études de cas