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Client: Bureau de numérisation de l'Armée de terre à Kingston (Ontario)

Étude de cas: Analyse des besoins en formation à la numérisation

Profil du client

Le Bureau de numérisation de l’Armée de terre fait partie du Système de doctrine et d’instruction de la Force terrestre. Le bureau est dirigé par un lieutenant-colonel et compte environ 30 employés civils qui travaillent comme concepteurs de doctrine, analystes-programmeurs, administrateurs de systèmes informatiques et formateurs. La mission du bureau est de faciliter la mise en service et l’intégration des systèmes numériques de commandement et contrôle au sein de l’Armée de terre canadienne. Le bureau conçoit des nouvelles doctrines d’emploi et prodigue la formation pour les militaires de tous grades et les unités de campagne qui en feront l’emploi.

Problématique

En 2006, le haut commandement de l’Armée de terre a décrété que les forces terrestres opérationnelles feraient désormais l’utilisation d’un nouveau système de commandement et contrôle numérique. Une conséquence majeure de cette décision fut la nécessité d’intégrer l’apprentissage à l’utilisation de ces systèmes dans les écoles et les cours de commandement et de tactique. Ceci exigeait d’analyser tous les besoins opérationnels découlant de la numérisation du commandement et contrôle et d’en évaluer l’effet sur les programmes de formation et de perfectionnement du personnel, y compris les manœuvres et exercices. Le projet était d’envergure, puisqu’il affectait une bonne vingtaine de corps de métier répartis en des dizaines d’unités et plus de 300 000 jours étudiants de formation. Par ailleurs, la force opérationnelle déployée en Afghanistan et qui doit utiliser les systèmes comptait plus de 2 000 militaires qui avaient tous besoin d’une formation quelconque à la numérisation.

Solution

En août 2006, Alcera Conseil de gestion inc. a reçu le mandat d’analyser les besoins en formation et de proposer une stratégie pour intégrer l’instruction et l’entraînement à la numérisation au sein du Système de doctrine et d’instruction de la Force terrestre. Richard Martin travailla à titre de consultant principal sur ce projet entre septembre 2006 et mars 2007. Dans un premier temps, il procéda à la collecte de données en analysant les habiletés requises par chaque officier, sous-officier et soldat dans le contingent de 2 000 militaires déployés en Afghanistan. Il a ensuite visité des unités de la force terrestre qui avaient une expérience opérationnelle des systèmes de commandement et contrôle numériques afin de valider les données initiales et confirmer les concepts directeurs. Il a aussi agi à titre de modérateur de deux groupes de travail constitués d’officiers et de sous-officiers impliqués dans la planification et l’enseignement de la formation à la numérisation. Ces groupes visaient à valider et compléter l’analyse initiale afin de faire des recommandations pour la mise en œuvre au commandant du Système de doctrine et d’instruction de la Force terrestre.

Richard Martin présenta un rapport détaillé avec des recommandations précises pour l’intégration de la formation numérisée au sein des écoles, des cours et des exercices et manœuvres de la force terrestre. Il a notamment proposé une solution novatrice qui permettrait de résoudre la problématique entourant la formation au soutien technique qui durait depuis plusieurs années. Le rapport reçu l’appui du commandant du Système de doctrine et d’instruction de la Force terrestre et fut la base de la directive de mise en œuvre.

Par ce travail, l’Armée de terre a pu créer un consensus sur la marche à suivre afin d’intégrer pleinement la numérisation dans son système de formation et a su adopter un plan pour sa mise en œuvre.

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